Header image header image 2
 

Jean-Baptiste Brillant
de 1927 à 2018


  • Date de naissance : 20 novembre 1927
  • Date de décès : 24 juin 2018
  • Âge : 90 ans et 7 mois

 

 

 

À la maison Marie-Élisabeth le 24 juin 2018, est décédé à l’âge de 90 ans et 7 mois monsieur Jean-Baptiste Brillant, demeurant à Rimouski, autrefois de Sainte-Luce, époux de madame Clémence Hallé, fils de feu monsieur Louis Brillant et de feu madame Alice Pineault.

www.maisonmarieelisabeth.ca


Au salon de la coopérative funéraire du Bas-St-Laurent
En partant de la gauche, Sylvain, Donald, Michel, Martine et Bruno


Le 3 juillet 2015, Jean-Baptiste Brillant
et Clémence Hallé fêtaient leur
65e anniversaire de mariage

 


Arrivée des fêtés et de monsieur le curé Euclide Ouellet


Bruno souhaite la bienvenue à tout le monde dans sa demeure


C'est avec beaucoup de plaisir qu'Euclide Ouellet (ami des fêtés)
accepte de participer à cet événement heureux.


Euclide renouvelle la bénédiction que Clémence et Jean-Baptiste
ont reçue le 3 juillet 1950


Euclide les félicite pour cette vie bien remplie

 

 


Photo de famille

Pour la vidéo du 65e anniversaire de mariage
cliquez sur le lien suivant:

https://www.youtube.com/watch?v=dYUC8NYG2Dg

 

Stéphane Gariépy

Conjoint de Majorie Brillant, fille de Donald Brillant et petite-fille de Jean-Baptiste Brillant

1969 - 2018

À Montréal, le 8 janvier 2018, à l’âge de 48 ans, est décédé monsieur Stéphane Gariépy, conjoint de madame Majorie Brillant, fils de madame Yvette Laverdière et de feu monsieur Marcel Gariépy. Il demeurait au Mont-Saint-Hilaire.

 

 

Clémence et Jean-Baptiste à leur 60e anniversaire de mariage

Lors de ce 60e anniversaire, ils avaient tous les deux 83 ans.

 

Jean-Baptiste chante le temps des cerises

Clémence et Jean-Baptiste font leur entrée

L'ambiance est chaleureuse et la joie est sur tous les visages

Clémence et Jean-Baptiste avec leur cinq enfants
En commençant par la droite, nous avons
Michel, Bruno, Donald et Sylvain et Martine plus bas.

Pour leur 60e, un petit powerpoint a été préparé
Cliquez ici.

 

En juillet 2000, ils fêtaient leur
50e anniversaire de mariage.

Jean-Baptiste et Clémence ont uni leur destinée
le 3 juillet 1950 à l'église de St-Donat de Rimouski.

 

Cinquante années ont passé

et ils sont toujours ensemble

Félicitations Jean-Baptiste et Clémence


Cinq enfants sont nés de cette union.


Dans la rangée arrière à droite, nous avons Bruno, Donald au centre et Sylvain à gauche.
Dans la rangée avant, Martine et Michel de chaque côté de Jean-Baptiste et Clémence.

 

À leur tour, vos enfants vous ont donné dix petits-enfants


À la droite de Jean-Baptiste, nous avons Karine, au centre Charles-Olivier, à la gauche de Clémence, Samuel et Maxime; dans la rangée arrière, en commençant par la gauche, nous avons Isabelle, Kaven, Sébastien, Majorie, Stéphane et David.

 

La famille complète


Dans la rangée arrière, nous avons
aussi les brus et le gendre de Jean-Baptiste et Clémence.
Sylvie Sirois épouse de Sylvain, Patrice Favreau époux de Martine,
Christiane Gaudreault épouse de Donald, Lorraine Michaud épouse de Bruno
et Jeanne-Mance Ouellet épouse de Michel

 

ENFANTS 
de Jean-Baptiste Brillant (fils de Louis) et Clémence Hallé
Enfants Nés Mariés à Leurs enfants
  Donald 27-12-1952 Christiane Gaudreault Majorie
  Bruno 12-03-1954 Lorraine Michaud Stéphane et Isabelle
  Sylvain 07-03-1955 Sylvie Sirois Kaven, Sébastien et Karine
  Martine 18-07-1958 Patrice Favreau Charles-Olivier
  Michel 27-03-1960 Jeanne-Mance Ouellet David, Maxime et Samuel

Jean-Baptiste (John) Brillant né le 20 novembre 1927 à Le Bic, Rimouski (Québec)
Marié à Clémence Hallé le 3 juillet 1950 à St-Donat, Rimouski (Québec) - Elle est née le 17 octobre 1927 à St-Donat
Enfants:
-----------------------------------------------------------
‒    Yvon-Donald Brillant né le 27 décembre 1952 à Le Bic, Rimouski (Québec)
      Marié à Christiane Gaudreau (fille d’Ovila et Ida Vallée - voir plus avant) le 2 septembre 1978 à Port-Cartier, Moyenne Côte-Nord (Québec) - Elle est née le ?? à Port-Cartier
      Enfant:
       ‒   Majorie Brillant née le ?? à ??
-----------------------------------------------------------
‒    Alain-Bruno Brillant né le 12 mars 1954 à Le Bic, Rimouski (Québec)
      Marié à Lorraine Michaud le 10 août 1979 à St-Germain, Rimouski (Québec) - Elle est née le 13 mars 1958 à St-Germain
      Enfants:
       ‒    Stéphane Brillant né le ?? à ??
       ‒    Isabelle Brillant née le ?? à ??
-----------------------------------------------------------
‒    Victor-Sylvain Brillant né le 7 mars 1955 à Le Bic, Rimouski (Québec)
      Marié à Sylvie Sirois le 23 juillet 1983 à Ste-Luce, Rimouski (Québec) - Elle est née le 18 octobre 1957 à St-Robert-Bellarmin, Rimouski (Québec)
      Enfants:
      ‒    Kaven Brillant né le ?? à ??
      ‒    Sébastien Brillant né le ?? à ??
      ‒    Karine Brillant née le ?? à ??
-----------------------------------------------------------
‒    Martine Brillant née le 18 juillet 1958 à ??
      Conjointe de Patrice Favreau – Elle est née le ?? à ??
      Enfant:
      ‒    Charles-Olivier Favreau né le ?? à ??
-----------------------------------------------------------
‒    Michel Brillant né le 27 mars 1960 à ??
      Marié à Marie-Jeanne-Mance Ouellet le 15 août 1986 à St-Mathieu-de-Rioux, Rimouski (Québec) - Elle est née le 26 mars 1960 à St-Mathieu-de-Rioux
      Enfants:
       ‒    David Brillant né le ?? à ??
       ‒   Maxime Brillant né le ?? à ??
       ‒    Samuel Brillant né le ?? à ??

 

En 1955 Jean-Baptiste et Clémence s'établissent à Sainte-Luce

 

 

En 1962 Chez Gérard Pineault, les cinq enfants de Jean-Baptiste et Clémence

Donald avec ses patins, Bruno avec son avion, Sylvain avec son ballon, Martine avec sa poupée et Michel avec ?.

Vers 1964 Jean-Baptiste et Clémence organisent un pique-nique au fronto

de leur terre sur le bord de la rivière La Loutre

 

 

Une odeur de pain chaud dans les souvenirs de
Jean-Baptiste et Laurent Brillant, les fils de Louis

Date: Mercredi, 30 septembre 2004
Réponse de Jean-Baptiste au courriel de Laurent.

La période où papa et maman faisaient le pain pour nourrir leur famille.

Oui mon Laurent! Je me rappelle de tout ça, je me rappelle encore de notre père Louis qui enlevait sa chemise pour ne garder que sa camisole de laine que maman ou Berthe lui avait tricotée avec la laine de nos moutons. On disait à cette époque qu’il était en corps de laine.  Pour respecter certaines mesures de propreté, il avait coupé les manches de sa camisole tout près des épaules.  Aussi, il se lavait les mains et les bras en profondeur dans l’évier placé dans le coin près de la porte du barôme. 

Pendant ce temps-là, maman avait tiré la huche dans le milieu de la place pour que tout soit prêt pour son boulanger. Voilà que papa s’approche pour faire la pâte à pain.  Il commence par faire un lit avec la farine; il la tasse dans le fond de la huche en la remontant dans les côtés comme pour faire un genre de contenant qui recevra le liquide pour faire la pâte.

Maintenant, c’est maman qui arrive avec sa grande chaudière qui contient la lisse, un liquide composé de patates, de lait et de galettes à lisse qu'elle avait préparée la veille pour la fermentation. Elle vide cette mixture dans la farine et papa commence à boulanger. Il avait une façon bien spéciale de boulanger, en mélangeant la lisse avec la farine; il faisait entrer de l'air dans la pâte en la soulevant de ses deux mains.  Le résultat final donnait du beau pain plein de ¨yeux¨ comme disait maman.

Au prochain courriel, je te parlerai de la cuisson au four.
 
              De John (Jean-Baptiste) , ce   30 septembre   2004 

 

Suite ce   25  octobre   2004 

Pendant que papa boulangeait, il fallait allumer le four à pain.    

La veille, avec papa, nous allions chercher une pleine charrette de bois de four.  Ce bois devait avoir des particularités bien précises, trois pieds de longueur, très sec; la plupart du temps, c'était des pieux ou des piquets de cèdre qu'on avait ramassés en défaisant les vieilles clôtures.  Papa plaçait soigneusement ce bois dans le four pour que tout soit prêt pour le lendemain.  Nous avions beaucoup de plaisir dans cette activité si nécessaire pour notre famille.   

Quand le moment était arrivé, maman nous criait, « c’est le temps d’allumer le four!»  C'était notre plaisir d'aller allumer le four avec Henri ou les filles. On pouvait passer des heures à regarder les flammes à l’intérieur.  Quand le pain était bien levé et que le four avait atteint sa température, c'était presque toujours maman qui venait sortir la braise. 

Pendant ce temps, on plaçait les pains dans le « boyard » pour les amener au four tous en même temps.  Pour savoir si le four était à la juste température, maman mettait sa main à l’intérieur et je l’entends encore dire « faut attendre un peu, le four est trop chaud » ou « vite dépêchons-nous, il n’est pas très chaud ».  Avec la pelle au long manche, conçue spécialement pour aller placer le pain au fond du four sans se brûler, maman déposait les pains côte à côte dans le ventre du four de façon à occuper tout l’espace disponible.  Quand la cuisson était complétée, je revois encore ce beau pain doré sortant du four, dégageant une bonne odeur d’antan. Juste à y penser, j’en ai l’eau à la bouche.

Dommage, qu'on n’ait pas pu filmer tout ça. Que de beaux souvenirs qui me reviennent encore dans mes pensées les plus lointaines.

           JOHN (Jean-Baptiste)  

 

Aujourd’hui Jean-Baptiste fêtera ses 82 ans dans quelques semaines. (le 20 novembre 2009)

 

Photo d'un four à pain extérieur

434106-20

 

Voici un reportage tiré de l'émission ''L'épicerie'' présentée à Radio-Canada.

Le pain du Foulanger
[29 juillet 2003]
Un véritable amoureux du pain artisanal tient boutique à La Malbaie. Il s'agit de Hervé Gobeil, qu'on surnomme « le Foulanger ». Jean Martin, notre coanimateur cette semaine, l'a assisté dans son travail au cours d'une journée où le rire et le plaisir étaient au rendez-vous!

 

« Moi, je pense que le pain, c'est des émotions », lance M. Gobeil. Et que lui disent ses émotions, ce matin? « Elles me disent que si mon assistant [Jean Martin] est bon, ça va faire du bon pain! » rigole-t-il.

 

 

 

 

« Pour moi, un bon pain a une belle croûte, est bien cuit, a une belle mie et des beaux yeux, comme on dit. » Des beaux yeux? M. Gobeil nous explique : « Quand on coupe le pain, il n'est pas compact; on y trouve des bulles, des "yeux" ».

 

 

« Nous sortons du four six à sept sortes de pains tous les matins, poursuit M. Gobeil. Du pain blanc, brun, blanc non blanchi, aux olives, au bacon et aux noix, au fromage et au jus de pommes. » Le pain ne fait pas engraisser, croit-il. « Je pense que c'est plutôt ce qu'on met dessus qui fait engraisser. C'est sûr que si on met dessus des cretons, du beurre, de la confiture... »

 

 

Comment a-t-il décidé de devenir boulanger artisanal? « Un jour, raconte le Foulanger, je me suis dit "Ce serait l'fun de faire du pain". Mais je ne voulais pas faire du pain ordinaire. J'ai pensé que dans un four à pain, ce serait bien. Si je n'avais pas de four à pain extérieur, je ne serais pas boulanger. Je ne le cuirais pas dans un four conventionnel : c'est une insulte à faire au pain! »

 

 

« Le principe du four à pain, poursuit M. Gobeil, c'est de chauffer la masse pour pouvoir cuire le pain; c'est de réchauffer la glaise suffisamment pour que, lorsque les portes du four sont refermées, le pain puisse cuire. On fait donc une tisée le matin, qu'on appelle une "tisée de muraille", qui forme une petite muraille de feu. »

 

 

 

« Généralement, avec 25 à 30 morceaux de bois pour chauffer, on ne se trompe pas. On pousse le tout au fond du four, qu'on appelle "le cul du four". La porte d'en bas constitue une tire d'air, et la deuxième, une pousse d'air. Le feu va donc pousser dans le "cul", revient, la fumée lèche la voûte et sort par-devant, la deuxième partie de la gueule du four. »

 

 

« Quand le four est prêt à cuire, la voûte devient blanche. Un gros tas de braises se trouve alors à l'arrière du four. J'étends la braise sur le tablier du four, qu'on appelle la sole, d'où l'expression "pain cuit sur la sole". Je laisse les tisons reposer 15 minutes environ. Ensuite, je les retire et les place dans un tonneau d'acier. La chaleur accumulée dans la glaise cuira seule les pains. On peut cuire tout ce qu'on veut dans un four comme celui-là. »

 

 

Quel est le plus grand rêve du Foulanger? « Vivre heureux et ne pas me compliquer la vie. Je pense que ce sont les principes fondamentaux de la vie. Et faire ce que j'aime. Dont du bon pain, bien sûr! », conclut-il.

QUELQUES CONSEILS D'UTILISATION

UN FOUR A BOIS,

permet une cuisine traditionnelle au feu de bois, pour la cuisson des pizza et du pain, mais aussi tous les plats que vous souhaitez (gratins, grillades, rôtis, poulets, poissons, tartes ... etc.).
Pour cela, il suffit de faire un feu à l'intérieur du four, et de cuire lorsque vous avez des braises.

POUR LA PIZZA :

Chauffez le four une heure à l'avance, avec 4 à 7 bûches. Lorsque la braise est faite,
poussez-la sur le ou les côtés.
Donnez un coup de balayette, posez votre pizza sur la sole, et cuisez 2 à 4 mn

POUR LES GRILLADES :

Faites un peu moins de braises. Poussez-les sur le ou les côtés. Posez les grillades sur une grille pieds ou grille à traîneau (attention : la cuisson est très rapide). Ramenez la braise sur le centre en fin de cuisson pour brûler les graisses.

POUR LES CUISSONS NÉCESSITANT UN PLAT :

Rôtis, poulets, gratins, ... etc. Préchauffez le four comme pour les pizzas. Enfournez votre plat en le
protégeant par une feuille de papier aluminium afin de permettre la cuisson au cœur du met.
En fin de cuisson, retirez le papier aluminium pour dorer.

POUR LE PAIN :

Chauffez le four à blanc (la coupole devient blanche). Retirez la braise, laissez retomber la température
(pour obtenir entre 200 et 250'), puis enfournez votre pain et fermez la porte.

Nota :
La majorité des cuissons se font sans porte (excepté‚ pour le pain, les tartes et les cuissons lentes, où l'on retire les braises (Pot au feu, daube, ... etc.).

----

BRILLANT
Tableau des générations
Pays
Gén. Nom État profession Mariage Épouse  

____________________

Bretagne duché indépendant avant 1532

____________________

VIII Alain Morel                        
Sieur De La Corbière
Noble vers  1400 Guillemette Huet  
 
VII Guillaume Morel              
Sieur De La Corbière                           
Noble vers  1440 Jeanne Du Parcq  
 
VI Charles Morel                   
Sieur De La Corbière
Noble vers  1475 Isabeau Le Boulanger  
 
V Pierre Morel                      
Sieur De La Couroussière
Noble vers  1520 2. Guillemette De Carduel De La Maison De Grémil  
 
Bretagne province de France après 1532
______________________
IV François Morel Sieur De La Couroussière et De Grémil Noble vers  1550 Julienne Le Picard  
 
III Pierre Morel                      
Sieur Du Bois Gaudin
Noble vers  1590 Jeanne Simon  
 
II Thomas Morel Sieur De La Durantaye et De La Chaussée Noble   31-01-1631 Alliette Du Houssay  
 
I Louis-Olivier Morel              
De La Durantaye
Noble, Officier, Seigneur, Conseiller 14-09-1670 Françoise Duquet     
(veuve Madry)
 
Nouvelle France  colonie de France 1609 +
______________________
 
2 Louis-Joseph Morel   
Seigneur De La Durantaye
Offcier, Seigneur  De Kamouraska 16-08-1690 Élisabeth Peccarer  
 
3 Charles-Alexandre Morel
Chevalier De La Durantaye
Cultivateur 21-02-1724 1-Marie Couillard De Beaumont  
 
4 Charles-Joseph Morel Boisbrillant Cultivateur 12-09-1751 Marie-Françoise Pinel-Lafrance  
 
Québec colonie  puis province de Grande-Bretagne
______________________
5 André-Joseph Morel De Boisbrillant Cultivateur 05-07-1779 Euphrorsine Paradis   
 
6 Louis-Henri Brillant alias Boisbrillant Arpenteur 22-01-1816 Marie-Anne  Roy-Desjardins  
Bas-Canada province de Grande-Bretagne
_______________________
 
7 André Brillant  dit Boisbrillant Cultivateur 08-04-1845 Obéline Lavoie  
 
Canada Est province de grande-Bretagne
________________________
8 Henri-Alphonse Brillant 
dit Boibrillant
Charpentier Cultivateur 31-01-1881 Cécile Lacroix  
 

Québec    
province
du Canada     1867
et après

_______________________ 

9 Louis-André Brillant Maçon Charpentier Cultivateur 23-08-1910 Marie-Alice Pineau   
10 Jean-Baptiste Brillant Homme d'affaire   03-07-1950   Clémence Hallé   
 
11 Bruno Brillant Homme d'affaire   10-08-1979 Lorraine Michaud  
 
              
 
              
 

 

Jadis, il ya presque 80 ans de cela, sur les bancs d'école Jean-Baptiste apprenait ces poèmes qui sont encore dans sa mémoire aujourd'hui.

Le chat de salon et le chat de gouttière

Un minet de salon, gâté par sa maitresse
Coulait son temps dans la paresse
Se pourléchant et clignant de l’œil
Ronronnait sur un fauteuil
 
Manger, boire et dormir était toute sa vie
À la longue, pourtant le paresseux s’ennuie
Las de son oisiveté, il rejoint sur le toit le chat de la fermière
Un vrai chat de gouttière
 
À la mine éveillée, au regard pétillant
Bonjour voisin, lui dit-il en baillant
J’ai l’humeur noire, tu me vois débile
Enseigne-moi un remède à mon mal
Volontiers! répond l’autre à ce triste animal
 
Fait comme moi, le remède est facile
Pour retrouver sûrement ta gaieté
Viens sur mes pas, chasser en liberté
Le conseil fut suivi, non sans un peu de peine
Adieu salon de luxe!  Adieu coussin moelleux!
 
On a plus cette fois, le temps d’être frileux
Il faut courir les champs,  les prés, les bois, les plaines
Examiner la cave, explorer le grenier
Visiter le hangar, la grange et le cellier

Le gibier savoureux dont le chat fait sa proie
Nous ramène ainsi la force et la joie
Et nous rappelle aussi
Que c’est le travail qui sauve de l’ennui

Poème de Claude Seydoux

http://www.poete.ch/Poeme/menuclaude.html

 

Le nid de fauvette

Je le tiens ce nid de fauvette!
Ils sont deux trois quatre petits!
Depuis si longtemps que je vous guette;
Pauvres oiseaux vous voilà pris!

Criez, sifflez, petits rebelles,
Débattez-vous, mais c’est en vain ;
Vous n’avez pas encore des ailes;
Comment vous sauvez de mes mains?

Mais quoi! N’entendais-je point leur mère
Qui pousse des cris douloureux?
Oui je le vois c’est leur père
Qui vient voltiger auprès d’eux.
 

Ah! Que pourrais-je causer leurs peines,
Moi qui, l’été dans les vallons,
Venais m’endormir sous un chêne
Au bruit de leurs douces chansons.


Hélas, si du sein de ma mère
un méchant venait me ravir
Je me sentirais bien dans la misère
Je n’aurais plus qu’à mourir
 
Et je serais assez barbare
Pour vous arracher vos enfants
Non! Que rien ne vous sépare
Non! Les voici je vous les rends

Apprenez-leur dans le bocage
A voltiger auprès de vous;
Qu'ils écoutent votre ramage
Pour former des sons aussi doux.


Et moi, dans la saison prochaine,
Je reviendrai dans les vallons
Dormir quelquefois sous un chêne
Au bruit de leurs jeunes chansons.


Par Berquin (1749-1791)
http://recitatio.blogspot.ca/2010/02/le-nid-de-fauvettes-berquin.html